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Nessim Kerkouri

Né avec une maladie des poumons, rien ne prédestinait Nessim à participer au championnat du monde de duathlon. 24 ans plus tard, cette graine de star a su faire mentir tous les pronostics. Retour sur la folle carrière de ce jeune talent plein d’humour !

Nessim, un mot sur ta carrière ?

J’ai 24 ans, et j’ai arrêté mes études pour me consacrer au sport. Au lycée, je pratiquais la boxe et ai fini en bonne place en tournoi de France. Tout s’est enchaîné l’année de ma terminale : du haut de mes 17 ans, j’ai reçu une opportunité à seulement 3 mois du BAC. Ma décision était prise : j’ai donc intégré le pôle France de boxe anglaise à Paris… et je n’ai pas pu reprendre mes études entretemps ! C’est d’ailleurs là-bas que j’ai rencontré mon coach actuel. Mais quelques années de pratique m’ont laissé quelques séquelles physiques, notamment une blessure à l’œil : c’est là que j’ai décidé qu’il était temps de passer à autre chose. C’était un mal pour un bien !

Tu as toujours pratiqué la boxe ?

Pas du tout ! A la base, j’étais danseur de haut-niveau. Il faut savoir que la danse, c’est exactement le même jeu de jambes que la boxe. Mes années à Paris ont donc été une suite logique, et m’ont servi de véritable couloir sportif : aujourd’hui, je me nourris du même sérieux et de la même rigueur dans mes entraînements quotidiens. Cela m’a aussi permis de rencontrer beaucoup de gens !

Après mes années de boxe, je me suis accordé un moment de réflexion. Je me suis renseigné sur l’armée, et notamment la légion étrangère. Le dépassement de soi m’intéressait tout particulièrement. C’est là que mon père m’a présenté un ancien légionnaire afin de m’encourager : il se trouve que cette personne m’a fait découvrir le triathlon. Par curiosité, j’ai participé à un petit triathlon et il n’y a pas d’autres mots… j’en ai chié ! Mon ego s’est immédiatement dégonflé et j’ai pris la décision de reporter mon entrée dans la légion étrangère pour me consacrer à un triathlon beaucoup plus balèze. Contre toute attente, j’ai fini 40ème sur 2000 ! On m’a fait remarquer que j’avais une prédisposition pour cette pratique sportive, et j’ai ainsi visé l’Ironman. J’ai intégré l’équipe de France il y a 2 ans, et j’ai pour projet d’intégrer le circuit olympique.

Mais, tu as eu plusieurs vies ?

On peut dire ça ! Mon prochain projet : gravir l’Everest. Ce serait mon rêve ! Mais j’aimerais aussi avoir ma petite maison avec un petit jardin avec des fruits bio.

Et cette année, tu participes au championnat du monde de Nice ?

Tout à fait, je me suis qualifié pour les championnats du monde de duathlon grâce à une course en Chine. J’ai déjà pas mal de voyages derrière moi : au total, j’ai visité 83 pays ? Cette année, le championnat a lieu à la maison, ce qui représente un réel avantage pour être au top de mes performances.

En parallèle, tu as un projet de formation chez Pro Format Sport ?

A long terme, ma vie ne gravitera pas toujours autant autour du sport au niveau mondial. J’ai besoin d’un parachute pour pouvoir poursuivre mon projet de carrière : peut-être ouvrir une salle de sport, voyager… Je souhaite vraiment devenir un coach complet !

J’ai un défaut : je suis très compétitif. Je veux devenir le meilleur des coachs, mais dans la bienveillance ! Il faut savoir tirer les autres vers le haut avec soi-même. Je suis persuadé qu’il faut travailler en permanence et sans relâche pour réussir : les résultats sont le reflet de ce que l’on mérite. C’est pour cela que je me suis fixé cet objectif !

Qu’est-ce qui t’a attiré chez Pro Format Sport ?

En me renseignant sur les différentes formations et les différents établissements, je suis tombé sur Pro Format Sport. J’ai constaté que les promotions étaient jeunes et dynamique, un critère déterminant pour moi : j’ai besoin d’humour, tout le temps ! J’ai donc écrit à Théo, dont un ami ne m’avait dit que du bien, et les atomes ont bien accroché. Je connaissais aussi Hakim Bekkouche, l’un des intervenants, depuis tout petit ! Que des signaux encourageants, donc. Il y a une vraie cohésion entre les élèves et les formateurs : on se sent comme dans une bande de potes, sans aucune hiérarchie, c’est une grande famille. Pro Format, c’est de la bombe !

Où te vois-tu dans cinq ans ?

J’aimerais, dans l’idéal, avoir fait l’Everest. Et avoir au moins un titre de champion du monde de duathlon. A mon sens, il a plus de valeur qu’un titre olympique : les championnats du monde ont lieu tous les ans. C’est l’occasion de se mesurer à des sportifs d’un niveau incroyable, le top du top ! Les jeux olympiques, c’est tous les quatre ans. Il suffit de ne pas être au top de sa forme ce jour-là, et c’est perdu….

Je cherche aussi une certaine stabilité : j’aimerais avoir mon chez-moi dans un petit coin tranquille.

As-tu une devise ?

Dans la vie, j’aime manger. Ma devise, c’est un dérivé de no pain, no gain: no pain, no tartines ! Manger, sans blagues, est une vraie motivation psychologique. Je suis sur le feu de 5h du matin à 23h : penser à du chocolat ou un bon burger, ça me réconforte et me pousse à me dépasser pour mériter ma récompense.

Merci Nessim, et que la force soit avec toi !

 

PS : Son plat préféré, c’est les arancini. N’hésitez pas si vous voulez lui faire plaisir !

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